Comparaison des cas d’utilisation des algorithmes de hachage d’images et de vidéos - pHash - PDQ - TMK+PDQF

Analyse comparative des caractéristiques techniques et des cas d’utilisation des trois principaux algorithmes de hachage : pHash, PDQ et TMK+PDQF.

Aug 29, 2025 11:34 157 lectures Environ 399 mots Environ 1 min de lecture

Commençons par la conclusion : pHash est plus adapté à la déduplication et à la recherche de similarité au niveau des images ; PDQ est une empreinte d’image à haut nombre de bits destinée aux images ; TMK+PDQF (et son implémentation vPDQ) est un algorithme d’empreinte destiné à la vidéo, intégrant des informations temporelles.

La documentation officielle fournit également des interfaces audio et vidéo, mais la partie vidéo renvoie une séquence de hachages au niveau des images ; il s’agit essentiellement d’un « hachage d’image image par image », sans encodage temporel explicite, généralement utilisé pour un filtrage léger plutôt que pour une mise en correspondance vidéo fortement robuste.

pHash

pHash est une bibliothèque open source de hachage perceptuel, utilisée depuis longtemps pour la recherche de similarité d’images. Elle propose des implémentations de hachage d’image basées notamment sur la DCT et les ondelettes de Marr, adaptées aux scénarios de déduplication d’images et de recherche de quasi-doublons.

PDQ

PDQ est un algorithme de « photo-hashing » open source de Meta, qui produit une empreinte d’image de 256 bits. Il est conçu pour une mise en correspondance rapide et seuillable du contenu des images, et est largement utilisé dans la gestion des risques liés aux contenus et les bibliothèques partagées entre plateformes.

Dans les scénarios vidéo, PDQ peut servir de composant pour « prendre une empreinte image par image », mais la solution vidéo officielle recommande davantage de l’associer à une modélisation temporelle (voir TMK+PDQF/vPDQ).

TMK+PDQF (avec vPDQ)

TMK+PDQF est un algorithme de similarité vidéo : après le calcul, pour chaque image, de caractéristiques PDQF (version flottante de PDQ), deux couches descriptives de longueur fixe sont construites via un noyau temporel, ce qui permet, lors de la recherche, de comparer d’abord la couche globale puis la couche temporelle afin d’améliorer la robustesse de la mise en correspondance au niveau vidéo.

Les benchmarks et documents du secteur positionnent TMK+PDQF (ainsi que son successeur vPDQ) comme une solution open source d’empreinte vidéo, destinée à la détection de quasi-doublons vidéo et à la mise en correspondance au niveau des segments malgré le réencodage, ainsi que les variations de résolution et de débit.